Culture food

Les Rêveries d’un gourmet solitaire ou l’appel à la contemplation

23 mars 2016

Balades et découvertes culinaires sont les raisons d’être de Boui-Boui ; c’est également le thème de l’envoûtant manga Le gourmet solitaire de Jirô Taniguchi, un roman graphique paisible, au rythme lent, une ode à la contemplation. On y apprend comment apprécier les choses simples et en tirer l’essentiel, transformer le quotidien en exceptionnel. Friande du premier opus, je suis contente de vous annoncer la sortie du deuxième tome : Les Rêveries d’un gourmet solitaire. Onze ans que les fans attendaient la suite !

“Toujours en quête d’expériences culinaires, aussi simples qu’essentielles.”

Rêveries d'un gourmet solitaire

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(crédit: J.Taniguchi/Casterman)

Pour ceux qui ne connaissent pas encore…
Le gourmet solitaire
, c’est l’histoire d’un homme d’affaire, Gorô Inokashira, dont on sait peu de chose sinon qu’il est célibataire, adore la cuisine populaire japonaise et ne boit jamais d’alcool. Au gré de ses déplacements professionnels, il déambule dans les rues de Tokyo, à la recherche d’un bon petit restaurant où se poser pour manger seul. Chaque chapitre est une découverte : l’exploration d’un quartier, le choix d’un nouveau restaurant et l’étude, souvent obsessionnelle, des plats japonais.

“La cuisine japonaise est son terrain de jeux de prédilection, mais il se fait gourmet sans frontières, notamment lorsqu’il est de passage en France.”

Pourquoi s’attarder sur ce manga ?
Au delà des dessins de Taniguchi – que je savoure -, Les Rêveries célèbrent un certain art de manger mais surtout, les déambulations de notre glouton solitaire nous poussent à faire de toutes choses une enrichissante expérience, un moment suspendu.

Le gourmet solitaire nous embarque à Tokyo pour déguster un chazuke, le riz au thé vert, l’en-cas sublimé par le film de Yasujirô Ozu ; des nouilles chinoises froides qui ne se mangent qu’en été ; un râmen brûlant à l’os gras ; une pizza « le quatre heures des adultes » ; mais aussi à Paris, dans le quartier de la Goutte d’or, pour un voyage culinaire algérien.

Extrait des Rêveries d’un gourmet solitaire. (crédit: J.Taniguchi/Casterman)

Extrait « Les Rêveries d’un gourmet solitaire ». (crédit: J.Taniguchi/Casterman)

“Il peut chercher des valeurs sûres, mais ne s’interdit pas de se surprendre.”

Les rêveries d’un gourmet solitaire est un appel à l’aventure, une belle invitation à se laisser surprendre et où le bonheur est à portée de bouche, si on sait être prendre son temps…

Partez en balade gustative avec lui et douce lecture à vous !


>>> PRATIQUE
 Les Rêveries d’un gourmet solitaire
Paru le 23 mars 2016, chez Casterman “écritures”
144 pages – 17.2 x 24.2 cm

Pour qui ? Les gourmands, les lents, les curieux, les sensibles et les fans de Taniguchi.
Quand ? Je vous suggère de le déguster par petits morceaux, un chapitre de temps en temps.
Le moins ? Pour les puristes, on lit désormais cette version à l’occidentale. Exit le format original.
Le plus ? Les plats cités sont analysés et de nombreux détails culinaires nous permettent d’en savoir d’avantage sur la gastronomie japonaise.

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1 Commentaire

  • Reply Hikui Ouji 12 avril 2016 at 14:47

    Arigatō !

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