Curiosités, Rencontres

Rencontre avec Meat-me

16 décembre 2015
La start-up food qui casse les codes de la charcuterie traditionnelle 

Biltong 2 saveurs

MEAT-ME, c’est ma dernière découverte culinaire en épicerie fine mais c’est surtout l’histoire de deux potes d’enfance, grands consommateurs de viande et entrepreneurs dans l’âme. Leur tout nouveau produit,  le biltong, est mon coup de coeur de la semaine !

En quête de cadeaux pour Noël, j’arpente Paris, rentre dans de nombreuses boutiques pour finalement arriver dans une belle épicerie. Me voyant graviter autour du présentoir où sont disposées trois jolies boîtes colorées, format plaquette de chocolat, les yeux brillants et fiers, l’épicière m’aborde :

« C’est du Biltong, un vrai délice, vous voulez goûter ?
Euh… oui, mais c’est quoi ?
De la viande séchée, finement épicée.”

C’est délicieux. Vraiment. Un voyage gustatif qui met les papilles en joie. Je commence à harceler de questions l’épicière mais, très vite, je songe à me tourner vers la source même : MEAT-ME.
Direction Boulogne-Billancourt, donc, pour rencontrer Thomas, l’un des deux créateurs de la marque, celui qui a eu l’idée de faire connaître le Biltong aux Français. C’est parti pour ma première interview !

Portrait Biltong

A 24 ans, Thomas est déjà à la tête d’une start-up food qui a le vent en poupe. Pendant ses études de commerce, il a eu l’opportunité de partir à Cape Town où il a goûté au biltong, une spécialité culinaire sud-africaine : de la viande marinée, épicée, séchée. On en trouve au boeuf, à l’antilope et même au poulet et au poisson. Dans les rues ou sur les marchés, il est très courant de voir des gens mâchouiller un bâtonnet de biltong, on le mange à toute heure, c’est un en-cas très prisé.

meatme-biltongLe biltong, what is that ?
Le mot biltong provient de l’Afrikaan « bil » croupe et « tong » langue. Les natifs africains conservaient la viande en la faisant sécher avec du sel, cette tradition a perduré avec l’arrivée des Européens. Elle a ensuite évolué, les colons y ont rajouté leur sauce à base de vinaigre et d’épices. Ainsi, c’est une recette traditionnelle métissée qui est consommée aujourd’hui, typique de l’Afrique du Sud. 

Pour éclairer ceux qui, comme moi,  ne sont jamais partis au pays de Nelson Mandela, je dirais que ce qui se rapproche le plus du Biltong, c’est la Viande des Grisons suisse ou le fumet du lointain Beef Jerky américain. Mais sans en égaler la richesse de goût ! 

Meat-Me utilise des morceaux choisis de viande de boeuf Angus (rond de gite/gite de noix), les fait mariner quelques heures dans une sauce dont la recette est gardée secrète, puis les fait sécher entre 5 à 10 jours. 

Le biltong de Meat-Me est tendre, savoureux et très fin, ce qui n’est pas étonnant vu la renommée du boeuf Angus. c’est logique car ça a bossé dur pour un résultat gourmand. Un talentueux fabricant anglais de Biltong a élaboré, avec Meat-me, trois saveurs spécifiques pour satisfaire les goûts français :

> Biltong coriandre et gingembre : recette traditionnelle, le parfum des origines. 
> Biltong peri peri :
 
recette subtilement dosée qui n’arrache pas les papilles.
> Biltong Ail et Clou de Girofle : recette dite “Frenchie”, où l’ail sublime la version traditionnelle.

L’étincelle de la création de Meat-me
Thomas, rentré d’Afrique du Sud, est désormais en stage de fin d’études ; il s’aperçoit que la saveur du biltong lui manque au quotidien. Il fait le constat que les Français sont de grands consommateurs de charcuterie et aiment partager de bons moments autour d’un apéro où on grignote bien volontiers.

“Alors, pourquoi ne pas proposer du biltong sur nos tables ?”

Persuadé de l’engouement possible des Français pour cette viande séchée si particulière, il en parle à Marc, son ami de collège, qui est emballé à la fois par le biltong et par l’idée de lancer leur propre structure. Partis au vert dans le Limousin, ils ont peaufiné leur business-plan, expérimenté eux-même le séchage de leur viande, essayant de savants dosages de marinades, tout en constatant qu’ils étaient un duo complémentaire. En à peine un mois et demi de préparation et une campagne de financement participatif sur Ulule, Meat-Me était né.

De la charcuterie fine dans de drôles de packaging colorés !
Avec leur nouveau produit “Biltong”, Meat-Me souhaite casser les codes de la charcuterie traditionnelle en proposant un packaging différent, des textures et des couleurs qu’on n’a pas l’habitude de voir pour ce genre de produits. Adieu la nappe à carreaux rouge et blanche ! Exit la baguette ! Place aux couleurs vives avec motifs et format qui rappellent la plaquette de chocolat. L’autre mission de Meat-Me est de promouvoir une charcuterie “saine” en offrant un produit délicieux, concentré en protéines (47%) et pauvre en matières grasses (3%). 

Le partage, une valeur chère à Meat-Me.
Se retrouver pour l’apéritif, faire découvrir aux autres des produits sympas venus d’ailleurs et aider ceux dans le besoin, le partage est inné pour le duo Meat-Me. Ils ont tout naturellement organisé un partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial à qui ils reversent une partie de leurs bénéfices pour distribuer des repas en cantines scolaires. 

Le meilleur souvenir gustatif de Thomas en voyage 
De loin, c’est en Afrique du Sud qu’il a été le plus surpris et son meilleur souvenir gustatif, hormis le biltong, reste le Koudou, un steak de grosse antilope, cuit au feu de bois. Il en garde un souvenir incroyable. Il raffole aussi des avocats géants sud-af’.

Le pire souvenir gustatif de Thomas en voyage 
Thomas est un gourmand qui mange de tout, mais en Thaïlande il a eu quelques déceptions culinaires, ou du moins des mets qui n’étaient pas vraiment à son goût, notamment un fruit à tête bizarre et odeur douteuse. Un durian, peut-être ?

La ville où Thomas serait prêt à déménager juste pour manger 
Même si les fruits et légumes gorgés de soleil de villes italiennes ou espagnoles peuvent parfois lui faire de l’oeil, il compte bien rester à Paris car il y trouve une variété immense de cuisines du monde. Mais sa préférée reste encore la cuisine française avec ses innombrables et délicieux plats de viande !

La cantine que Thomas recommande à la communauté Boui-Boui 
Sans hésiter, My food Montreuil, un resto sud-africain, tenu par l’adorable Kobus Botha, le roi du barbecue ambulant. Thomas conseille cette cantine de quartier, pour découvrir la variété des spécialités sud -africaines encore peu connues en France, pour tester un autre biltong bien épicé ou goûter au poulet grillé péri péri !


>>> En savoir plus ? >>> 
Retrouvez Meat-me sur la boutique en ligne 

Pour qui ? Les gourmands, gourmets, curieux, fans de viande séchée ou les exilés en manque de biltong.
A manger comment ? En le picorant à l’apéro, à toute heure.
Dans un croque-monsieur ou dans une quiche.


 

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2 Commentaires

  • Reply Lounichko 7 janvier 2016 at 21:48

    En plus de me donner absolument envie, le biltong me met plein de jeux de mots à la bouche!

    • Reply Chloé 13 janvier 2016 at 17:49

      Ravie que le Biltong te donne envie, tu auras l’occasion de le goûter en venant prendre l’apéro à la maison ! Plus ou moins prochainement, j’aimerai faire une recette avec : une quiche au Biltong ou un croque-monsieur 🙂

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